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Les Productions Du Dimanche
Blog participatif pour les dures soirées de fin de semaine
Thèmes et règles du jeu | 09.12.2012 - 18 h 08 | 2 COMMENTAIRES
Thème du Dimanche 9 Décembre

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En avance et pour votre plus grand bonheur, le thème des Productions du Dimanche est tombé !

Ce sera, pour ce soir, parce que j’ai envie et que c’est comme ça :

« Une épine dans le pied »

A prendre au sens propre, sale, figuré, abstrait, cubiste je ne suis pas sectaire !

J’attends vos oeuvres avec impatience, alors au boulot !

"Le jour où" | Caro | 02.12.2012 - 23 h 36 | 3 COMMENTAIRES
Caro : Le jour où…j’ai commencé à avoir peur des chats

Le jour où…j’ai commencé à avoir peur des chats.

Oui oh ne ris pas toi là bas au fond, je te vois hein. Sache que c’est quasiment le drame de ma vie, une gouine qui a peur des chats ! Non mais franchement…

C’est toujours le même rituel, la même question qui revient « mais regardes il est troooooop mignooooooonnn » l’air niais et attendri comme si la personne en face de moi avait recueilli la plus adorable bête de la Terre Entière, « et toi pourquoi tu n’aimes pas les chats ? » Mais euh !

Ok, je te raconte. Tout a commencé quand j’avais 8-10 ans – je ne me rappelle plus mon âge exact mais ça remonte à loin – nous sommes parties en vacances une semaine chez ma tante. Une semaine c’est long. Elle devait avoir six chats et tous plus barjots les uns que les autres, ils se battaient entre eux, ils couraient comme des abrutis et étaient méchants dès qu’on les approchaient. Et comme ces bêtes là sentent la Peur ils étaient collés à moi. Pendant une semaine. Horrible ! Un traumatisme encore vivace. (Tu crois qu’il faut que j’aille consulter ? ^^)

Je me rappelle aussi qu’une fois (je pense que je ne l’ai jamais dit à personne, j’avais trop honte) j’étais toute petite et un chaton est venu sur mes genoux me faire un câlin, j’ai crié comme si on allait m’égorger sauvagement, une peur panique m’envahit.

Il y a quelques années, il m’arrivait même de changer de trottoir parce qu’un matou se dandinait en face de moi.

Aujourd’hui, j’habite dans un appart’ qui s’avère être un pavillon divisé en quatre appartements, et ma voisine d’à côté (accessoirement qui est lesbienne et très sympa), a une « gentille » chatte très – trop – sociable.
Je ne veux pas de mal aux chats, n’appelez pas la SPA tout de suite, je ne veux juste pas qu’on soit copain et je ne veux juste pas que, toi Madame Chatte (huhuhu), tu penses à vouloir m’apprivoiser. NON, Jamais ! J’aime les Chattes mais pas les chattes ! (poésie, finesse etc…comme toujours)

J’arrive à la ‘chasser’ de mon chemin avec des stratagèmes simples comme le Monde : de l’eau, des bruits bizarres qui font peur mais elle m’aime toujours un peu, la sadique !

Bref, tout ça pour dire que j’aime les gouinàchiens !

"Le jour où" | Sophisticket | 02.12.2012 - 22 h 53 | 4 COMMENTAIRES
Sophisticket : Tu seras médecin ma fille

Le jour où…
Dans une vie, il y a plein de  « jour où… « .
Je pourrais parler du jour où j’ai compris pour la première fois de ma vie que j’étais amoureuse d’une fille.
Et pourquoi pas celui où j’ai peloté les premiers seins de ma vie, ce jour où j’ai réalisé que j’étais vraiment Faite pour ça ?
Ah ah ! Non, je n’en parlerai pas, parce que de tous ces jours où, il y en a un qui vaut tout l’or du monde.
Le jour où j’ai eu mes résultats du concours de médecine, j’étais stressée par dessus tout. Je doutais à mort alors qu’un mois auparavant, au sortir des épreuves, je sentais que c’était bon.
J’essayais de rester polie et contrôlais mon attitude vis-à-vis de mes proches, mais à l’intérieur, c’était au moins le Jugement Dernier.
Ma mère et ma soeur était pires que moi je crois. Elles me poussaient à vérifier que les résultats n’étaient pas disponibles toutes les 30 secondes.
Et puis, sous mes faux airs rassurants et calmes, j’ai temporisé le stress de tout le monde, et sans rien dire, je suis allée dans ma chambre.
J’ai allumé mon ordinateur, me suis connectée à la Chatte, ai déconné deux secondes.
J’ai ouvert le site qui allait m’annoncer les résultats, ai cliqué sur l’onglet en question…
Stress à son paroxysme, les résultats étaient effectivement en ligne. Je réalise que c’est la page que j’attend.
Je connecte le cerveau. Mes yeux sont immédiatement captés par un nombre.
Non, pas possible.
Ce sont mes résultats ?
Je crois que @STid était là, c’est la seule personne dont je me souvienne.
J’ai balbutié du clavier un  « Je l’ai eu ». En pleurs.
Il m’a fallu quelques minutes pour avoir la force de me lever.
Ma mère était en train de passer l’aspirateur, elle a pas compris tout de suite, j’étais toujours en pleurs.
Je me suis répétée, on est tombées dans les bras l’une de l’autre.
J’ai dû envoyé des textos, mais je ne sais même pas dans quel ordre. Je ne sais même plus quand je l’ai annoncé à ma soeur tellement j’étais dans un état second.
Toute la rage de deux ans de souffrance, toute la rage d’une courte vie d’attente, toute cette rage libérée en un quart de seconde.
Bref, c’était le jour où j’ai appris que plus tard, je serai médecin.

"Espoir" | Juls | 02.12.2012 - 22 h 49 | 3 COMMENTAIRES
Juls : 6 ans, 460km

Depuis ce jour où je l’ai rencontrée, elle ne quitte plus mes pensées. Je l’aime.

Comme une dingue. Qui eu cru qu’il était possible d’aimer quelqu’un à ce point ?

Et de l’aimer un peu plus chaque jour.

De réaliser que mon rythme cardiaque s’accélère dès que mon regard croise le sien, comme au premier jour sur ce quai de gare. Si ce n’est plus fort en réalité.

Se rendre à l’évidence, apprendre à se connaître l’une l’autre au cours de nos longues discussions nocturnes, à travers le regard de l’autre.

Se plonger dans son regard et s’y retrouver. Se comprendre à demi-mots, être capable de discerner quand elle va mal, même quand elle arrive si bien à le cacher aux autres.

Savoir la faire rire et la rassurer.

Réaliser qu’elle en fait autant pour moi, et qu’elle sait lire entre les lignes de mon livre ouvert là où personne d’autre ne sait. Qu’elle me comprends sans même que je parle parfois.

Ce lien précieux qui nous unis, encore fragile mais déjà si fort, je suis prête à tout pour le protéger, le conserver.

Une route longue et difficile nous attends ces prochaines années, inévitables problématiques d’une relation longue distance. Et des obligations de chacune. Mon travail, ses études. Mais une seule certitude : si on est faites pour être ensemble, alors on arrivera à gérer ces obligations le temps qu’il faudra. 6 ans. Peut-être plus, peut-être moins. 460km. Rien d’impossible.

J’ai tellement de nouveaux souvenirs plus importants les uns que les autres à chaque instant passé avec elle, que j’ai l’impression de la connaître depuis toujours.

La vie nous réserve bien des surprises. Il suffit de savoir les reconnaître et surtout les accepter.

Depuis ce jour où je l’ai rencontrée, elle ne quitte plus mes pensées.

"Espoir" | Aella | 02.12.2012 - 22 h 06 | 1 COMMENTAIRES
Aella : Au fil du temps

Parfois, la vie me semble simple, mais en réalité, elle est tout ce qu’il y a de plus complexe. Notre présent détermine notre futur tandis que notre passé contrôle notre présent. Mais rien ne sert de se retourner et de maudire nos actes, car sinon l’avenir se fera sans nous.

Chaque instant de notre misérable vie a une incidence sur celle d’un autre, sans que l’on ne s’en rende compte. Nos destins sont liés et seul le temps peut rompre le fil de notre vie. Tout est déjà tracé, et nous ne faisons que subir dans l’attente de jours meilleurs. C’est dans ces instants que notre cœur nous dit qu’il faut traverser les plus sombres passages pour apprécier encore plus les bons moments.

Alors l’espoir ressurgit là où il avait disparu car aimer la vie apporte l’espoir. Et même si nous sommes enchaînés à notre vie, dans nos cœurs nous sommes libres, car la liberté est un droit humain.

"Espoir" | "Le jour où" | Lutite | 02.12.2012 - 22 h 05 | 4 COMMENTAIRES
Lutite : Le jour où …

Le jour où la loi passera, j’aimerais pouvoir rire dans la rue ou sur les places,
Crier à plein poumons, cette égalité mille fois demandée, mille fois battue en brèche,
Etre fier de son pays qui, pour une fois, fait un pas de géant,
Et, j’accrocherai le rainbow flag à mon balcon comme pour les matchs de foot…
Le jour où l’on n’aura plus besoin de faire son coming-out,
On pourra se dire que les batailles n’auront pas été vaines,
Que tout cela vaut la peine…
Le jour où l’homophobie n’existera plus, ce sera champagne pour fêter ça,
Ce sera l’occasion de raconter à nos enfants, les histoires vécues,
Regarder leurs yeux écarquillés, nous dire « mais c’était un monde de dinosaures »,
Et se dire que les assos ont enfin fait tout ce qu’il était possible de faire…
Le jour où une femme me demandera de l’épouser, j’espère pouvoir lui dire oui,
L’annoncer à mes parents,
L’annoncer à mes amis et me faire chambrer comme il faut,
Oh, sans oublier le jour où ce sera la fin du monde (le 21/12/12),
Mais bon, ce sera la fin d’un monde, celui où on n’a pas les mêmes droits,
Celui où l’on nous regarde encore de travers,
Et le vingt-deux, on fait la fête/la révolution/on baise ? (rayez la mention inutile)

"Le jour où" | Nibben | 02.12.2012 - 20 h 46 | 4 COMMENTAIRES
Nibben : Une semaine avec un chat

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Lundi : Le jour où j’ai découvert pourquoi les gamelles les plus vendues avaient un rebord.

Mardi : Le jour où j’ai su pourquoi certains étaient prêts à payer des fortunes pour installer des filtres à charbon anti-odeurs sur les boites à litières de leurs compagnons à quatre pattes.

Mercredi : Le jour où j’ai senti qu’un pantalon de pyjama, ce n’est vraiment pas épais du tout …

Jeudi : Le jour où j’ai découvert qu’un chat se réveille toujours trente minutes avant que le réveil ne sonne.

http://youtu.be/w0ffwDYo00Q

Vendredi : Le jour où je me suis demandé pourquoi ils cherchent encore des armes d’attaque chimique alors qu’ils pourraient simplement lancer des armées de chats.

Samedi : Le jour où j’ai pleuré en me renseignant sur les tarifs pour une consultation vétérinaire.

Dimanche : Le jour où je suis pleinement entrée dans le club des Gouinachattes® après avoir pris trente-deux photos et prononcé quarante cinq fois la terrible phrase : « il est trop mignoooooon ».

Thèmes et règles du jeu | 02.12.2012 - 19 h 11 | 1 COMMENTAIRES
Dimanche 02 décembre

Pour bien commencer le dernier mois avant la fin du monde (si si il y a même un compte à rebours ici !) je vous propose deux thèmes pour ce soir !

  • Espoir

ou

  • Le jour où …

 

Oui, restons un peu mélodramatiques, il faut bien faire marcher la machine !

 

Je compte sur vous pour envoyer vos écrits, vos dessins, vos inventions, vos déclarations d’amours mais pas vos PV avant ce soir minuit !

"Tribune gay pour un mariage gay depuis un ordinateur gay" | Nibben | 19.11.2012 - 00 h 37 | 6 COMMENTAIRES
Nibben : « Je ne pensais pas … »

Dimanche soir. Je reviens d’une manifestation à laquelle je n’aurais jamais pensé devoir me rendre il y a de cela six mois.

 6 mai 2012. François Hollande remporte l’élection présidentielle et, avec elle, l’espoir pour moi d’un monde plus égalitaire. Notamment pour les LGBT, public largement visé par de nombreuses promesses. Dans la valise de notre président ? Le mariage pour tous.

Ça sonne plutôt bien, le « mariage pour tous ». Mais quand j’y réfléchis deux secondes, je me demande pourquoi, dans un monde où on soigne des AVC dès la première heure, où on guérit des cancers, où on transplante des cœurs à des petits enfants, où on peut offrir une vie autonome à des gens qui auraient été laissés pour morts il y a à peine un siècle … Je me demande pourquoi nous n’y sommes pas déjà. Pourquoi il faut aujourd’hui se battre pour faire accepter que l’amour est le même pour tous et que, par conséquent, il mérite d’être reconnu dans tous les cas. POURQUOI EN DEBATTRE ?!

Pourquoi dois-je me battre pour que ma femme soit protégée par un contrat, pour qu’elle puisse vivre dans la maison que nous aurions payée toutes les deux si je venais à décéder ? Pourquoi dois-je me battre pour pouvoir élever avec elle le petit Henry, né du désir de ses deux parents de fonder une famille ?

Parce que je suis une femme. Parce que je ne suis pas comme eux. Parce que je fais partie de ces minorités qui « ont déjà des droits alors arrêtez de réclamer quelque chose d’autre. »

Je veux quelque chose d’autre parce que je ne me contenterai pas d’un sous-contrat au rabais. Je ne veux pas être différente. Je ne réclame aucune attention particulière, bien au contraire, la seule chose que je désire, c’est l’anonymat total. C’est tenir la main de ma copine sans me demander qui, de tous les passants que je croise, va venir me casser la figure pour avoir osé offenser la vision qu’il a du couple. C’est faire le tour du parc avec mon bébé en poussette sans craindre qu’une mère de famille ne hurle au scandale face à la dépravation que je pourrais représenter.

Je veux l’égalité, pour moi et pour ceux que j’aime, pour ceux que je côtoie et ceux que je ne rencontrerai jamais.

Il m’est insupportable, aujourd’hui, de voir que des milliers, des centaines de milliers de français sont dans la rue pour hurler leur opposition à l’ouverture du mariage. C’est insupportable, parce qu’ils ne se battent pas contre une loi liberticide, ils ne se battent pas contre un régime oppresseur ou contre des projets réactionnaires et rétrogrades …Non, ils protestent contre la volonté du gouvernement de donner le même droit à chaque couple, qu’importe le genre de ceux qui le composent. Ils protestent contre tous ces « déviants », ces « malades mentaux qu’il faut soigner », ils protestent contre ces personnes « incapables d’élever un enfant avec des repères stables », ils protestent contre moi. Parce que la déviante, c’est moi. La malade mentale, qu’on soignait il n’y a pas si longtemps à coups de chocs électriques et de viols correctifs, c’est moi. La détraquée qui fera sombrer son enfant dans l’enfer des drogues et de la dépression, c’est moi. L’homosexuelle, la lesbienne, la gouine, la sale engeance responsable de la future apocalypse et de l’annihilation de l’humanité, apparemment, c’est moi aussi.

Il m’est insupportable d’entendre ces propos d’une violence folle relayés par les médias de toute sorte avec un détachement rageant. C’est insupportable de voir mes collègues survoler les articles qui en parlent avec un soupçon de mépris (quand même) tout en sachant qu’ils n’auront plus rien à en faire dès lors qu’ils auront tourné la page du journal, quand moi ça me touche tellement profondément.

Je ne suis pas une sexualité, tout comme je ne suis pas un genre ni un métier ou une couleur de cheveux. Je ne suis pas définie par mon orientation, mais mon orientation fait partie intégrante de ma vie, et sûrement de mon identité car elle m’a fait vivre un parcours que je n’aurais jamais eu sans elle.

Dire des homosexuels qu’ils sont totalement inaptes et dangereux pour l’éducation des enfants, c’est me renier à moi personnellement le statut d’être humain lambda sous la seule condition de ma sexualité. Chaque attaque contre chaque homosexuel ou contre « la communauté » devient une attaque contre mon identité et ma façon de vivre et d’aimer, que je ressens pleinement et tout aussi fortement.

Mesdames et messieurs les cathos bien pensants, les intégristes de tous poils, les belligérants imbéciles, les boutinistes convaincus, les philosophes de comptoirs et autres grandes figures du bien-être de l’enfant, spécialistes ès naturo-bio-sexuologie qui aimez tant fourrer votre grand nez indiscret, impudique et hypocrite dans les affaires des autres, ôtez donc la poutre que vous avez dans l’œil avant de vouloir signaler la paille dans celui du voisin.

Cessez donc, par pitié, de vous convaincre que vous êtes les seuls à détenir LA vérité et la recette secrète de la famille idéale. Cessez d’afficher cette écœurante uniformité blanc-blond-rubicond dans vos manifestations avant de me faire vomir. Arrêtez de vouloir nous faire croire que les enfants d’aujourd’hui sont tous soit élevés par « Un papa, une maman » soit des futurs déséquilibrés meurtriers. Cessez donc vos agitations ridicules pour empêcher des gens QUI S’AIMENT de s’unir de manière LAÏQUE dans une république LAÏQUE. Et occupez vous donc de vrais problèmes. Je ne sais pas, au choix … La faim dans le monde, la misère sociale, l’accès à l’eau potable, la lutte contre le SIDA, la protection des femmes battues, la lutte contre le harcèlement sexuel, la précarité, l’isolement des personnes âgées, le suicide des jeunes … C’est sûrement secondaire oui, face à la menace ultime que représente un couple de pédés devant madame le maire …

J’aime mes amis, les croyants aussi, mais parfois j’en viens à haïr la religion, et c’est triste que ce soit à cause de cons comme vous. J’ai dit un gros mot, et vous savez quoi ? Vous le méritez.

Vous le méritez parce que, à un mois de Noël, vous n’avez jamais été aussi éloignés de l’esprit de la religion (catholique puisque ce sont ceux qui se font le plus entendre) : tolérance, acceptation, respect, amour.

Je ne sais pas si de tels mots signifient la même chose pour eux que pour moi. Probablement que non, je n’imagine pas pouvoir partager mon sens du vocabulaire avec des personnes qui refusent d’admettre qu’on peut être humain, sain, heureux et homosexuel.

J’espère, Monsieur @FrançoisHollande, que vous saurez respecter rapidement vos engagements sans revenir sur vos paroles. J’espère, Madame @ChristineB que vous vous étoufferez avec votre hostie le jour où le premier couple homo se mariera. J’espère, @Civitas, que vous vous immolerez tous pour protester contre cet état de fait et que nous n’entendrons plus jamais parler de vous. Et j’espère, @Pompiersmusclés, que vous les regarderez se consumer sous leur propre bêtise. Parce que je n’en peux plus, je n’en veux plus de toute cette haine, et qu’il est temps d’agir.

"Tribune gay pour un mariage gay depuis un ordinateur gay" | Sophisticket | 19.11.2012 - 00 h 27 | 3 COMMENTAIRES
Sophisticket

Allons-y gayment tiens !
Et bien oui après tout, gay ça ne veut pas dire « triste » et encore moins « abattu ». Donc non mesdames et messieurs les catholiques aigris, les extrémistes à la noix, et autres intolérants du genre, non je ne me laisserais pas noyer par vos immondices d’un autre temps que vous nous vomissez sans cesse.
Non, je ne ploierai pas l’échine devant votre nombre écrasant. C’est fou d’ailleurs, des connards, y en a partout. On s’en doutait, mais alors là, je dois dire que vous nous en faites une belle preuve.
C’est vraiment de chouettes notions que vous apprenez à vos petits enfants catholiques, la haine de la différence. Bravo, très chrétien comme concept, d’encourager la haine.
Ah mais non pardon, c’est vrai que vous n’êtes pas homophobes, c’est juste qu’on est déviants et que vous essayez de nous remettre dans le droit chemin, mais que vous ne pouvez quand même pas cautionner nos désirs contre-nature de sous-êtres humains.
C’est vrai qu’on a tendance à faire l’amalgame entre homophobie et refus de donner les mêmes libertés aux homosexuels…
Excusez nous, c’est qu’on est pas vraiment des citoyens, donc on a du mal à saisir des concepts aussi poussés.
Pourtant j’essaie fort hein ! Je continue même à être fière d’être baptisée… Comme quoi, je dois vraiment être simple d’esprit.
Alors qu’est-ce que vous voulez que je réponde à vos attaques ? Vous voulez que je vous décrive l’amour ? Remarquez, vu que vous êtes haineux, c’est peut être pour ça que vous ne comprenez pas bien le concept de deux personnes qui s’aiment. Vous, d’après ce que vous nous dites, vous vous unissez pour procréer c’est ça ?
Bon, dans ce cas, je vais vous raconter un peu. Vous voyez, j’ai du mal à comprendre ce qui vous dérange en moi, parce que je défie quiconque d’oser me dire que ce que je Sens n’est pas naturel.
Dites moi que ce n’est pas naturellement que quand j’aime, j’aime être dans ses bras. Ce n’est pas naturellement que j’aime sentir son odeur, sa peau. Ce n’est pas naturellement que j’aime me perdre dans sa contemplation.
Ah ben oui, vous avez raison, c’est vraiment pas naturel comme sentiment. Ce n’est vraiment pas une évidence.
Alors quoi ensuite ? Vous me dites que ce n’est pas anthropologique ? Ah … Donc vous avez fréquenté des docteurs en anthropologie pour me dire ça ? On a pas dû voir les mêmes alors.
Non parce que l’homosexualité, ça fait partie de l’histoire de l’Homme hein. L’homosexualité est née avec l’humanité. Mais bon, avec l’obscurantisme religieux, on peut comprendre, nous pauvres gay avec nos cerveaux gay, que vous ne soyez pas très familiers des réalités d’une science.
C’est drôle d’ailleurs, quand on voit comme vous crachez sur la science depuis des siècles. Ca vous arrange un peu d’utiliser des mots savants, sans même savoir de quoi vous parlez.
Du plus profond de mon être gay et déviant, j’ai envie de vous hurler dessus avec des insultes gay, en vous crachant à la figure des postillons gay, parce que vous heurtez mon fragile petit coeur gay.
Mais vous savez quoi, je ne le ferai pas. Je continuerai d’arborer un sourire gay en votre présence.
Je soignerai vos petits enfants cathos en espérant que vous aurez bien conscience que je leur prodiguerai des soins gay de docteur gay. Bouuuuh, ça devrait être interdit non ? De même pour l’enseignement…
Oh et puis tiens en parlant d’enfant, c’est vrai qu’on veut les desaxer en en faisant/adoptant. Ben tiens, c’est vrai que les familles mutli-recomposées dans ce cas, c’est PAS DU TOUT perturbant pour un gosse.
Bah non, puisqu’ils sont élevés par des hétéros, désaxés peut-être, mais hétéros ! Un hétéro désaxé et violent, ou absent, vaut toujours mieux qu’un homo équilibré. Et puis d’ailleurs, un bon homo est un homo mort non ?
C’est un peu comme Harry et Voldemort vous voyez ? On gagnera parce qu’on a l’Amour de notre côté. Et vous, on vous laisse à votre aigreur de mal baisés -oui, étant donné que vous ne faites ça que pour procréer donc, et que vous ne vous aimez pas…- parce que de toute façon, nous sommes dans notre légitime droit.
Vous n’aurez jamais le côté gay qui est en moi, vous pouvez me traîner dans la boue encore pendant des années, me répéter que je suis anormale… Je suis gay, et ça ne changera pas.
Vous pouvez nous passer à tabac, nous cracher dessus, nous railler, nous humilier, parfois même vous tuerez directement ou indirectement l’un des notres. Allez-y, montrez nous vos belles valeurs de fraternité et d’amour.
A ce qu’il parait le Christ est mort pour nos péchés, mais je me demande de quel péché ils parlaient : le notre ou ceux que vous commettez en diffusant votre haine ?
Allez-y, mais sachez qu’il y aura toujours quelqu’un pour prendre la relève, et qu’on n’abandonnera jamais, aussi surement que notre homosexualité est ancrée en nous, fait partie de nous, est une caractéristique qui nous est propre.
Et puis comme je suis gay, je suis forcément à la mode et tout ça, donc je vais citer une chanson dans le vent : »We will stand tall ».
Et si un jour jugement dernier il y a, c’est la tête haute que je me présenterai et que je montrerai comment j’ai obtenu mes droits, et vécu mon honnête vie gay, élevé gayment mes enfants, et oeuvré pour ma nation.
Dieu est amour, rappelez vous-en parce que ça me parait être un mauvais plan de vivre dans la haine de l’autre, pour être bien vu.
Je terminerai quand même par une flopée d’insulte parce que j’ai du mal, toute humaine que je suis (ah non pardon sous-humaine), à me retenir face à la violence que vous avez déployer, et puis, je suis pédette donc je fais tout dans le dos, mais rassurez vous, je serais polie en face :
Connards de vos mères les chiennes d’enculés de salopes de vos races les putes de sa grand-mère, mangez donc mes boules enfoirés de merde de mes deux ovaires, je vous chie dans la bouche ça ira bien avec la bile que vous déversez, baltringues desséchées du vagin et mou de la bite. Pfiouuu, ça fait du bien.

Voilà, c’était ma tribune gay pour un mariage gay depuis un ordinateur gay,
Vive la Chrétienté gay, vive la République gay, et vive la France gay !

"Tribune gay pour un mariage gay depuis un ordinateur gay" | GoldenM | 19.11.2012 - 00 h 25 | 0 COMMENTAIRES
GoldenM : « Bouilloire sifflante »

Article écrit sur mon blog personnel et commencé avant que le thème ne soit décidé, mais qui y correspond parfaitement :

 

Bouilloire sifflante, by GoldenM

 

Blank

"Tribune gay pour un mariage gay depuis un ordinateur gay" | Caro | 18.11.2012 - 23 h 38 | 5 COMMENTAIRES
Caro : On veut les mêmes droits que toi, pas ton avis !

Encore combien d’insultes, de haine déversée et de sentiments violents allons nous encore subir ?

Non ce soir, ça ne va pas Madame la catho bien pensante. Non ce soir je suis en colère !

M’sieurs dames les opposants et consorts en carré Hermès, quatree enfants ou pire intégristes : NON je ne mange pas gay, je ne dors pas gay, je suis lesbienne mais ma vie est semblable à la vôtre. Donc NON je ne veux pas d’un  »mariage gay ». Je veux avoir le droit de demander la personne que j’aime en mariage. Ou pas. Mais laissez moi ce choix ! Je veux pouvoir adopter un enfant avec ma compagne. Ou pas. Mais laissez moi aussi ce choix !

Tu crois vraiment que j’en demande trop ? Pourtant quand je paie mes impôts, personne ne me dit que je suis une  »sale gouine perverse » !

Samedi, j’aurais aimé que, vous Madame qui êtes venue nous parler de vous même avec votre grand sourire, que vous ne déversiez pas votre haine, calmement.
J’aurai préféré que vous n’ayez pas ce sourire – ce manteau et ce bonnet rose, ces petits enfants roses et blancs peints sur vos joues – en vous approchant de nous.
J’aurai préféré que vous ne prononciez pas ces mots horribles en notre présence.
Oh oui, j’aurai aimé ne pas vous avoir croisé samedi…

Pour la première fois, et parce que je suis une citoyenne comme les autres, du moins j’aimerai être considérée comme telle, je me suis mobilisée et suis sortie dans la rue. Ce n’est pas un acte héroïque, non, mais je suis fière d’y être allée, d’avoir hurlé qu’on en a assez de ne pas être respecté en tant que trans, gouine et pédé.

Votre haine me débecte. Votre ignorance m’agace au plus haut point.

On a beau se dire que vous avez tort (ce n’est même pas discutable), que nous gagnerons le mariage et l’adoption, mais j’ai toujours cette impression de ’partir en guerre’, de me battre chaque jour au quotidien pour être visible, pour nos droits. D’être une pauvre merde, un sous-être humain… Ça pique, je peux vous dire que ça pique fort au cœur….

Je vous le dis clairement, homophobes de tout bord, je ne lâcherai rien, ma voix portera encore et encore, mon drapeau arc en ciel flottera sur mes épaules et ma fierté ne s’évanouira pas !

Bi transpédégouines, mobilisez vous pour votre avenir !

"Tribune gay pour un mariage gay depuis un ordinateur gay" | Thèmes et règles du jeu | 18.11.2012 - 21 h 56 | 0 COMMENTAIRES
Novembre, They are back, and they are pas contents du tout

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18 novembre 2012, on peut réserver un billet d’avion avec son téléphone tout en jouant à un jeu qui n’aurait jamais tenu sur 20 disquettes et en envoyant des textos en illimité à tout son répertoire  on peut faire se déclencher son chauffage à 20,3°C une heure avant le retour du boulot, on peut avoir une machine à café tellement design qu’on ne la retrouve plus dans la déco de la cuisine, on peut parler à n’importe qui en visioconférence à l’autre bout de la planète en une demi-seconde, on peut avoir des fraises au mois de décembre et de la neige en août mais … mais une partie de la population de notre beau pays des Droits de l’Homme
continue de cracher des arguments moyenâgeux à la figure des sales déviants malades mentaux que nous sommes (enfin moi, sûrement, vous, je ne sais pas).


Si cela vous heurte, vous irrite, vous agace, vous frustre et vous énerve autant que moi, je vous propose pour ce soir (et plus si affinités, le temps que tout le monde lise ce message) une tribune libre -dans la mesure du raisonnable- sur un thème que j’ai du mal à nommer tant il peut couvrir de sujets.

Ce sera donc « Tribune gay pour un mariage gay depuis un ordinateur gay »

Oui, j’aime les titres à rallonge.

Mesdemoiselles, mesdames, messieurs, mesneutres, mesautres, si cela vous inspire, envoyez vos écrits !

"Fascination" | Juls | 06.08.2012 - 22 h 10 | 0 COMMENTAIRES
Juls : « Septembre »

Une journée ordinaire, lézardant à la terrasse du café en bas de chez moi. Une heure déjà que je me concentre pleinement sur mon sudoku kamikaze. Parfait pour me changer les idées.

Un rayon de soleil vient effleurer le coin de ma feuille par cette froide journée de septembre. L’air frais me fait du bien. J’ai pourtant l’impression d’être observée. Je lève un œil et croise alors son regard. Mystérieux, intense.

Sur le moment je reste immobile. Fascinée. Perplexe. Je commence à la dévisager à mon tour, ma tasse de capuccino a mi-chemin entre la table et mes lèvres, ne sachant plus si je voulais le boire ou simplement reposer la tasse.

Le temps semble s’être arrêté l’espace de quelques secondes. Une goutte de pluie, annonciatrice d’une grosse averse me sort de ma torpeur. Je la quitte des yeux le temps de ranger mes affaires à la hâte, pour la voir se tenir juste devant moi quand je relève la tête, sac à l’épaule.

Elle me prends la main, et commence à courir, m’entraînant à sa suite, pour s’arrêter sur le seuil d’une porte cochère, le souffle court, complètement trempées.

Elle me bloque contre la porte, alors que je la regarde incrédule. Elle passe sa main sur mon visage, je sens mon cœur battre plus fort. Je l’agrippe par la taille alors que ses lèvres s’emparent des miennes.

Je sens la porte s’ouvrir derrière moi. Mon corps se tend, un mélange d’attirance et de peur s’empare de moi, mais ce n’est qu’elle, ouvrant la porte pour nous guider à travers les étages jusqu’à son loft.

Alors que ses doigts s’affairent au déboutonnage de ma chemise, j’ai vite fait de dézipper sa belle robe noire. Nos vêtements trempés touchent à peine le sol que déjà nos corps s’enlacent sur son lit. Je tremble de tout mon être, glacée par la pluie, à moins que ça ne soit l’effet que ses mains habiles ont sur moi.

Son souffle court à mon oreille, alors que j’attise son clitoris, me fait frissonner. Mes doigts s’immiscent dans son intimité, alors que je sens son corps se tendre sous l’effet de l’orgasme.

Après quelques secondes où je découvre de mes lèvres la douceur de sa peau, ses lèvres capturent les miennes et elle me renverse pour basculer sur moi, m’immobilisant sur le lit.

Ses doigts experts se glissent entre mes jambes, et cette vague de sensations s’empare de moi, pour me laisser tremblante peu après.

Je l’entoure de mes bras alors que nos corps ne font plus qu’un et que sa tête viens se nicher dans le creux de mon cou.

Jamais nos retrouvailles ne furent aussi intenses. Après toutes ces années, qui aurait cru. Nos corps n’ont pas oubliés, mais une chose est sûre, il faut toujours profiter de l’instant présent.

Non classé | 05.08.2012 - 17 h 59 | 0 COMMENTAIRES
Thèmes du Dimanche 5 Août 2012

Yaggeurs, Yaggeuses, et forbans de passage.

N’ayant aucune inspiration pour faire cette présentation de thème ce soir, je vous le donne ainsi, casshhhh, comme qu’y disent :

Fascination.

 

Please be reminded that ce mot a une définition plus élaborée que ne lui donne son utilisation commune : la fascination est un mélange d’attirance et de dégoût, de désir et de peur. C’est un sentiment contraire et profondément perturbant, vous avez donc de quoi faire avec ce thème !

Je compte sur vous, mes petits, produisez, produisez donc !

Vous pouvez envoyer vos productions à Nibben (mais elle risque de ne pas les voir), ou à moi-même , par MP si c’est de l’écrit, par mail (demandez l’adresse par MP si vous ne l’avez pas) s’il y a des images/photos/enregistrements. N’oubliez pas de lire les règles aussi, ici. Et surtout, pensez à mettre un titre !

J’espère vous voir nombreux ce dimanche soir !

 

"Cours d'anatomie" | Sophisticket | 23.07.2012 - 08 h 19 | 6 COMMENTAIRES
Sophisticket : Cours d’anat

Je me creuse la cervelle,
Je laisse mes mains aller et venir sur les touches de mon clavier,
Sans conviction.
Je jette un coup d’oeil à ma montre,
Déjà une heure et toujours rien d’écrit.
Je décroise mes jambes,
Mais l’inspiration ne vient pas plus.
Je passe ma main sur mon menton,
Je fais souvent ce geste quand je suis pensive,
Puis je me gratte le nez,
Je m’arrange les cheveux,
Page blanche.
Alors, je redresse mon dos,
J’étire mes épaules,
Rien à faire,
Tant pis,
Après tout, c’est peut-être ça,
Un cours d’anatomie.

"Championnat du monde" | "Cours d'anatomie" | "Pour une tranche de comté" | Thèmes et règles du jeu | 22.07.2012 - 17 h 05 | 3 COMMENTAIRES
Thèmes du Dimanche 22 juillet 2012

Dimanche 22 juillet … Une date à mettre dans les anales ! Et pour cause … C’est le 22 juillet quoi.

N’insistez pas, vous n’en saurez pas plus.

Ce soir, pour votre unique, indicible et non répréhensible plaisir, les Productions du Dimanche sont fières de vous présenter … Les Thèmes de la soirée ! Parce que oui c’est les vacances, c’est fête, c’est bonheur, tout le monde choisit, quel foutu dispositif anti-licorne !

Thème numéro 1) Pour une tranche de comté

Thème numéro 2) Championnat du monde de…

Et thème numéro 3) Cours d’anatomie

 Pourquoi trois, et pas quatre ou douze, me direz-vous ? Et bien je vais vous le dire ; trois c’est l’accomplissement du deux, c’est la multiplication du 1, c’est le sésame de la réflexion, trois c’est le choix, la pondération, l’échange, trois c’est … Bien assez pour réfléchir, vous n’allez pas nous plus me chier une pendule !

Sur ce, n’oubliez pas d’envoyer vos petits travaux à Melilye, GoldenM (qui est toujours en vacances, donc il vaut mieux l’envoyer à une autre en même temps) ou Nibben avant ce soir minuit ou jusqu’à demain avec la petite mention « retardataire » qui vous sied si bien !

"3 minutes assis sur un banc" | "Engagement" | Juls | 18.06.2012 - 19 h 19 | 5 COMMENTAIRES
Juls : « Eternité »

Tes yeux. D’un bleu si profond.

Ton regard. Si captivant.

Ta peau. Si douce.

Tes mains. Si chaudes.

Et mon cœur. Battant la chamade.

 

La première fois que je t’ai vu, je n’ai pu empêcher mes lèvres d’esquisser un sourire niais sur mon visage. Au premier coup d’œil tu m’avais charmée.

Entre nous, c’est allé tellement vite. Notre premier baiser, nos premiers ébats. Notre première dispute aussi.

 

Qui aurait cru qu’une dispute pouvait être si douloureuse. Se battre avec ses parents ou ses amis, c’est une chose. Se battre avec toi, c’était comme me planter une lame dans le cœur.

 

La première fois que j’ai cru que mon cœur allait s’arrêter de battre tellement la lame qui le transperçait était brûlante. Chauffer à blanc par l’amour que je te porte. Quand j’ai réalisé, pour la première fois de ma vie, que je voulais finir mes jours à tes côtés. Ne plus jamais te quitter.

 

Depuis ce jour, cette envie improbable n’a cessé de naître en moi. L’envie d’être à toi, à tout jamais.

Je me souviens encore de la fébrilité qui m’habitait, la première fois que je t’ai dit je t’aime. J’en tremble encore, rien que d’y penser.

Et ton regard qui s’est illuminé, m’emportant tout entière dans l’abysse de tes yeux.

 

Et ce soir d’hiver, où dans mes bras, ton corps nu tout contre le mien, je t’ai demandé d’être ma femme.

 

3 minutes pour une éternité. Comme assise sur un banc du purgatoire, entre paradis et enfer, mon cœur a cessé de battre.

 

Le temps suspendu à tes lèvres, attendant inexorablement ta réponse.

 

De tes lèvres si douces sur les miennes, le temps a repris sa course, et dans un souffle, tu m’as offert la plus belle des réponses. Malgré ton terre à terre habituel, sur l’impossibilité de concrétiser alors cette demande.

 

Une bague pour sceller mon engagement envers toi. 3 anneaux. Amour, fidélité et éternité.

Depuis, le temps est passé, et la vie en a décidé autrement. Je vis ma vie loin de toi.

Le cœur meurtri, brisé. Je sais que le lien qui unit est toujours là, mais qu’entre nous ça ne sera plus jamais pareil.

Je réapprends à vivre depuis que tu m’as quitté. J’ai reconstruis les remparts qui autrefois protégeais mon cœur avant notre rencontre. J’espère les avoir fais plus solide.

Pour ne plus jamais avoir à souffrir.

 

Parfois encore, je ressens comme cette force invisible qui enserre mon cœur, comme une épine qui se plante lentement dans la chair. La douleur est fulgurante, et chaque fois je porte ma main sur ma poitrine, et j’ai le souffle court, mais je sais qu’un jour, je m’effondrerais sans pouvoir me relever.

 

Mais j’espère que ce jour là, j’aurai vécue la vie dont j’ai rêvé, avec ma femme, et je partirais, l’esprit tranquille.

 

"3 minutes assis sur un banc" | "Engagement" | Caro | 18.06.2012 - 19 h 14 | 3 COMMENTAIRES
Caro : « Trois minutes assises sur un banc »

Ce soir de juin, il fait doux, tu es ravissante dans ton pantalon en lin, ton t-shirt fin laissant dévoiler ton cou, tes seins. Ode à la douceur. Ce cou que j’ai longtemps dévoré, embrassé.

Cet après midi tu m’as dit que tu avais besoin de me voir. Besoin de moi. Ce n’est pas dans tes habitudes, d’être dépendante de moi, toi la femme forte, rebelle, asociale parfois. J’ai aimé cela tout de suite quand nous nous sommes connues. J’aime être libre, tout comme toi. Nous n’avons pas de comptes à nous rendre.

Ce soir, sur ce banc, dans ce parc, tu es tellement désirable que j’en oublie pourquoi je suis là, pourquoi tu m’as voulu absolument. Je te désire, oui mais là n’est pas le but de notre rendez vous, pas ici, pas comme ça. Tu es trop pudique et tu m’aurais proposé l’hotel que nous connaissons si bien près de la mer.

Une semaine que nous ne nous sommes pas vues. Tes bras, ton odeur, ton sourire me manquent. Tu me manques tout court.

Trois minutes assises sur ce banc, c’est ce qu’il t’a fallu pour me demander de vivre  avec toi, se regarder le matin dormir, se faire l’amour quand ça nous chante.

Trois minutes assises sur ce banc, c’est ce qu’il m’a fallu pour te répondre. Un baiser volé, une main sous mon t-shirt, mon regard qui en dit long.

Demain, tu iras faire un double des clés de ton appart.

"3 minutes assis sur un banc" | "Engagement" | Thèmes et règles du jeu | 17.06.2012 - 20 h 44 | 0 COMMENTAIRES
Thème de ce dimanche 17 juin 2012

Oyez oyez !

En raison d’une gayté particulière de moi-même, ce soir c’est Votre soir ! Deux thèmes pour le prix d’un !

A ma gauuuuuuuche, le tenant du titre, 85kg de muscles et de nerfs, une vraie bête de somme, 15 combats, 14 victoires dont 12 K.O. à son actif j’ai nomméééééé

« Engagement » !

A ma droite, l’outsider, le petit nerveux, 78kg de rapidité et de vice, un upercut foudroyant, mesdames et messieuuuuuurs applaudissez

« 3 minutes assis sur un banc« 

 

Ce soir c’est donc à VOUS de départager nos deux concurrents et à vous de déterminer QUI méritera votre inspiration et votre participation. Attention, à vos marques, prêts, partez !

 

P.S. : Pour nos ami(e)s les licornes qui ne sauraient se décider il est possible et acceptable de 1) réunir les deux thèmes et 2) faire deux productions.

 

Tout ceci est à rendre jusqu’à ce soir minuit (et des brouettes japonaises … Que ceux qui sont choqués sortent, ils ne devraient même pas savoir ce que ça veut dire !)

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